Je ferme mon classeur, le met dans mon sac et sort de la salle de cours en lançant un vague « bonne journée » avec mon habituel voix contrarié. Je ne sais pas vraiment, mais depuis l'arrivé du petit nouveau. Le clan des chiffonné du bocal passe leur temps à lui en faire voir de toute les couleurs. Enfin surtout cet élève, là Toshimasa, il est vraiment impitoyable. M'enfin, toute cette histoire ne regarde pas les pauvres petit professeur de ce lycée. Et puis j'ai déjà assez avec ma vie à régler. En parlant de ma vie, elle n'est pas glorieuse, sans femme ni enfants, un simple petit appartement non loin de mon lieu de travaille, même pas d'animaux de compagnie. Ha mais je ne risque pas d'avoir de femme, vu que...
- hé Nao attends !!!
Voilà que mon c½ur s'emballe, quel gamin je fais rien quand voyant mon ami portant le pseudonyme de Shou, le professeur d'art de ce lycée. Il est grand, blond, souriant, chaleureux, aimable, bon vivant et un peu fou sur les bords. Il se met à courir doucement, évitant les élèves qui sortent de cours. Je rougie quand il se trouve enfin devant moi, portant un livre dans les bras.
- Salut Shou...
Il me lance un grand sourire, puis on se dirige vers la salle des professeurs. Arrivé à destination, on pose nos cours dans un casier fermé. Alors que je m'apprêtais à sortir de la salle des professeurs, il m'agrippa le bras. Je me retourna essayant de garder mon calme, mais le c½ur faisait autrement, battant trop vite. Il avait la tête baissé, articulant avec difficulté.
- est ce que ce week-end...tu fais quelque...chose de spéciale ?
Un ange passa.
- non...pourquoi ?
Il relève la tête, affichant un immense sourire, les yeux pleins d'espoir.
- je voudrais...enfin si tu veux bien...venir avec moi...
- avec plaisir..
Il rougie encore plus, ajoutant une dernière fois.
- je voulais allez voir mes parents, à Kyôto mais je ne voulais pas y allez seul.
Je pose ma main sur son épaule, souriant, content qu'il l'est demandé à moi. Il ajouta une dernière fois.
- je viendrais te chercher vendredi soir vers 22h00 pour prendre le train, d'accord ?
- ok
Il relève la tête en rougissant encore plus, je crois savoir pourquoi mais je n'aime pas me faire de faux espoir. Je le vois s'avancer de moi. Je n'ai pas le temps de faire quoi que ce soit, que déjà, ses lèvres effleurent les miennes. Un simple coup de vent, le voilà déjà partit. Mon c½ur va sortir de ma poitrine, il bat trop vite. J'hallucine, je pose ma main sur mes lèvres, l'air troublé mon regard dans le vide. Un rire me sort de ma torpeur.
- j'ai toujours su qu'il y avait un truc pas net entre vous.
Je relève la tête découvrant Tora mort de rire accompagné d'un des surveillants du lycée, Saga, qui est le frère d'un des élèves. Je lance un regard noir à Tora.
- tu peux parler toi avec le directeur.
Saga éclate de rire, alors que Tora devient blême.
- tu...
- si tu crois que personne ne sait, tu te trompe, d'ailleurs c'est par un élève que je l'ai appris, ce qui a fondé mes doutes.
Tora passa par toute les couleurs. Alors que Saga pleurait de rire. Bien remonté, je lance une dernière fois.
- quand à toi Saga, aimé un élève n'est pas très sérieux.
- je...
Il s'arrêta net de rire, passant par toute les couleurs alors que cette fois ci, Tora éclata de rire. J'attrapa de nouveau mon sac, que j'avais lâché dans ma lutte, sortant de la salle, puis du lycée pour aller dans mon appartement bien douillé, faire ma valise pour ce week-end.
OoOoOoO
Je ne comprend pas ce qui m'arrive. Mes doigts jouent avec les cheveux ébènes de mon aimé. Je ne sais pas ce qui m'arrive, je ne comprend pas mon c½ur qui bat trop vite, ni mes yeux qui ne peuvent plus le quitter. Il dort, ma tête calé sur son torse, qui se lève et s'abaisse paisiblement. Ses lèvres, légèrement entrouvertes, ses bras autour de mon corps. Je comprends vraiment pas, mes doigts jouent toujours avec ses cheveux. Il est bientôt midi, nous avons fait que dormir, dans les bras l'un de l'autre. Je n'ai pas voulu aller plus loin, lui aussi je pense. Je sens un souffle irrégulier sur mes cheveux. Je relève la tête, deux prunelles noires me contemples, un sourire orne ton visage.
OoOoOoO
Shou ferma vivement la porte de son appartement, le c½ur battant. Après avoir quitté Nao dans la salle des professeurs, il ne s'était pas arrêté de courir, allant à toute vitesse à sa voiture, démarrant au quart de tour, pis avait grimper les escaliers quatre à quatre. Il respira fortement, fermant les yeux, le dos collé à la porte close, la tête relevé, cherchant à calmer son c½ur qui lui arrachait la gorge et les poumons. Ouvrant les yeux, il se maudit lui même pour son comportement, proposer ça à Nao et l'embrasser. Il se tapa le front puis se décida enfin à bouger, posant ses clefs sur le petit meuble sur sa droite, se déchaussa et enleva son manteau le posant sur le même petit meuble. Remettant ses cheveux en place, il avança dans le couloir, arrivant dans sa cuisine, il se prépara un bref repas et partis s'installer devants a télé, regardant un Drama futile. Il allait juste porter ses baguettes à sa bouche quand la sonnerie de l'interphone se fit entendre dans tout l'appartement. Il poussa un immense soupir et jura contre le fauteur de trouble tout en décrochant le téléphone de l'interphone.
- je peux monter ?!
Le c½ur de Shou s'affola encore une fois, SA voix s'était faite entendre à l'autre bout du téléphone. Il appuya sur l'interrupteur avant de se diriger vers son fauteuil attendant sa sentence, le c½ur battant, le sourire crispé, il ouvrit la porte sur un Nao aux joues rougies soit de peur, de honte ou de froid. Le persistant, Nao entra dans le salon de son hôte, de son sûrement futur amant.
- tu veux quelque chose ?
Hochant la tête, Nao précisa son envie de simple jus de pommes. Les mains tremblantes, Shou donna le verre à Nao, et posa le sien devant lui sur la table basse. Un ange passa. Silence durant lequel Nao se demandait le pourquoi de sa présence et Shou le pourquoi de la présence de l'autre. Un débat peu simple et déjà absent de toute réponse valable.
- Dis...
Ils avaient parler en même temps, du même timbre de voix, troublé par la vue de l'autre. Nao releva l tête attendant que l'autre continu, les joues rouges.
- heu...désolé pour tout à l'heure...je n'aurais pas dû !
- ça ne m'a pas dérangé...
Shou ouvrit en grands ses yeux, la bouche ouverte, Nao souriait quant à lui timidement déposant son verre vide sur la table, s'approchant du blond lentement qui avait les joues emplies de larmes cristallines.
OoOoOoO
- tu as bien dormis ?!
- oui mon ange...
Je suis son ange, peu être pour toujours maintenant, je ne sais point ce que ça donnera demain alors profiter de l'instant où non sommes unis. Il se relève légèrement, posant ses lèvres contre les miennes, chastement, passionnément. Il passait sa mains dans mes cheveux quand la porte s'ouvrit brusquement. Un vision douloureuse aller se produire. Aoi lâcha directement mes lèvres tournant la tête vers la porte tout comme moi. Die s'y tenait, la main crispé sur la poignet il nous regardait méchamment. Pointant son regard dans celui d'Aoi, il articula violemment
- le proviseur veut te voir tout de suite. Dégage !
Aoi ne dit rien, se leva avant de me déposer un baiser tendre dans mes cheveux, et sortit de la chambre, la fermant derrière lui, Die l'ayant lâché pour s'asseoir sur son propre lit.
- tu n'aurais pas dû Shinya, je t'avais pourtant mis en garde, mais rien à faire...
- qui a dit que je voulais faire comme tu désirerais.
Il soupira. Se mettant face à moi, posant son dos contre le mur, toujours sur son lit.
- je ne parle pas de mes désirs, mais de ceux de Toshiya, tu sais...
- tu n'as pas vraiment grand chose à me dire pour ça, tu n'es même pas capable d'ouvrir les yeux.
Il ne sembla pas surpris, ce qui me surpris moi même.
- je sais ce qu'il veut de moi, je sais tout ça, mais je n'ai pas la force de le satisfaire.
- tu es égoïste ma parole...
- hein ?!
- tu préfère rester ami avec lui même si tu l'aimes car tu dis être faible, tu es égoïste.
- je le sais...
- ....
- je n'ai pas la force de l'aimer autant que lui, je ne sais pas ce que c'est encore, je ne suis même pas sur que cela durera, je n'ai pas envie de perdre son amitié pour une simple histoire d'amourette de lycée.
- amourette de lycée, je suis désolé, mais il semble t'aimer depuis plusieurs année, et toi aussi si j'ai bien compris...
Il baissa la tête, il se mit à renifler et ses épaules tremblaient, il pleurait en silence. Sans comprendre ce que je faisait, je me levait et le prit dans mes bras, il casa alors en sanglots, recouvrant mon pull de ses larmes chaudes et salés. Il s'agrippait à mon pull, pleurant toujours autant.
- je suis désolé ...
OoOoOoO
Il s'approcha encore plus du blond qui releva la tête, leurs visage si proche l'un de l'autre, sans comprendre, l'espace d'air fut vaincu par le plus petit des deux. Ce dernier les deux mains poser contre le dos du fauteuil du blond, penché en avant, approfondissement leur baiser au goût salé que chacun créait.